Babel Bleu à Wilde
- il y a 3 jours
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Yishu 8 a présenté ce mois d'avril 2026 à Wilde, en plein coeur du Marais, l'exposition collective Babel Bleu durant Art Paris.

Placée sous le signe de BABEL, cette exposition collective franco-chinoise a réuni au cœur de Paris chez Wilde, 9 artistes de Yishu 8 – Maison des arts de Pékin autour d’ un langage commun : le bleu.
Couleur universelle mais chargée de significations culturelles multiples, le bleu devient ici un espace de traduction, de distances, parfois même de dispersions — à l’image du mythe de Babel. Dans cette constellation d’ œuvres, chaque artiste d’Yishu 8 développe une grammaire bleue, tout en participant à une conversation collective où les langages plastiques, culturels et symboliques dialoguent sans se confondre.
Le bleu agit comme une langue complexe, non uniforme, axe de résonances : il se fragmente, se nuance, se déplace. Il dit « d’ où nous parlons », appui chromatique.
Les paysages bleus de Claire Nicolet sont issus de ses déambulations, prétexte d’ une jubilation onirique. Le travail d’Assoukrou Aké s ’ appuie sur des recherches qui interrogent la mémoire de la Côte d’Ivoire, à travers ses bois chromatiques instables, traversées de tensions, unis par des lianes.
Il dialogue avec les paysages de Yang Yi qui s ’ attachent à saisir des images fugaces, à la lisière du souvenir flou et de l’ observation fine. Les œuvres de Peng Yong inscrivent le bleu dans une profondeur spirituelle nourrie de références bouddhiques. Les dessins de Su Yuming révèlent une errance narcissique, fragile, en lien avec les interrogations de la Chine actuelle. Tout comme le duo Lingjun Yue & Romain Ventura qui propose une vidéo symptomatique d’ une époque surconnectée. Enfin, les photographies de Huang Xiaoliang capturent des fragments de vie dans lesquels la tonalité bleue agit comme la brume des paysages traditionnels chinois.
À l’image de Babel, cette exposition ne cherche pas l’ unité, mais la coexistence des regards entre France et Chine. Le bleu y devient un outil de résonance, un terrain commun où les œuvres se répondent sans s’unifier, où les voix multiples construisent une polyphonie visuelle. Cette proposition franco-chinoise affirme la force d’ un dialogue mené par Yishu 8 (Maison des arts de Pékin) depuis 15 ans.
- Christine Cayol, Fondatrice d’Yishu 8







































![Alors Yishu 8 ? [récit de résidence]
Timothée Dufresne, Lauréat 2017 du Prix Yishu 8](https://static.wixstatic.com/media/7a16e5_977df3c1bd814fa4bf27afdc4cbba1c1~mv2.png/v1/fill/w_264,h_250,fp_0.50_0.50,q_35,blur_30,enc_avif,quality_auto/7a16e5_977df3c1bd814fa4bf27afdc4cbba1c1~mv2.webp)
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